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La complexité de la langue française

Eh oui, chacun de nous le sait, notre langue n’est pas simple, avec ses règles, ses contradictions, ses accords et ses exceptions.

Qui de mieux, pour en parler, que Laurent Sagalovitsch, écrivain et blogueur franco-canadien.

« Plus d’une fois, en me relisant, je suis tellement peu sûr de mon orthographe que, tel un étudiant étranger assez fou pour avoir choisi la langue française comme langue seconde, je m’en vais vérifier sur des sites spécialisés – “francaisfacile.com “ ou “jerevise.fr “ – l’exactitude de ma prose. Et même cette aide, parfois, souvent, ne m’est d’aucune utilité : je lis et relis la règle sans comprendre comment l’appliquer à mon cas particulier. »

« On dirait que mon cerveau souffre d’un déficit de compréhension dès qu’on lui demande de retenir une règle de grammaire. À cette heure, j’ignore toujours dans quelles circonstances précises il faut mettre un “s” à leur. Ou quand employer le futur simple au détriment du conditionnel. S’il me faut accorder le verbe qui suit l’auxiliaire avoir quand le complément d’objet direct est placé avant le verbe, mais juste après le complément circonstanciel de lieu, dans le cas où ce dernier est relié au pronom qui le précède, mais après le substantif s’il est utilisé dans une forme pronominale. Hein ? »

« Les règles sont si nombreuses qu’une vie ne suffirait pas à les retenir toutes. Comme si, par principe, au regard de la grandeur de la civilisation française, sa langue ne saurait être simple d’usage, de peur d’apparaître comme bêtement utilitaire – d’où cette avalanche de règles qui la rendent aussi délicate à manier qu’un camion rempli de nitroglycérine. À tout moment, la cargaison risque de vous exploser à la figure et de vous laisser complètement ahuri, au beau milieu d’une phrase entourée de précipices et de ravins. »

« Les adjectifs sont fourbes, les pronoms tapageurs, les verbes menteurs, les accents trompeurs. Une règle contredit l’autre. Quand on pense l’avoir comprise, on s’aperçoit très vite qu’elle s’emploie uniquement dans des cas bien précis, tandis que les cas particuliers s’allongent comme une liste de commissions par temps de confinement. Parfois la règle s’applique, d’autres fois non, sans qu’il existe la moindre logique dans ce fonctionnement tout à la fois binaire et arbitraire. »

« Je ne prétends pas qu’il faille simplifier la langue au point de la rendre fade comme une tarte aux poireaux surgelée. J’aimerais juste qu’elle gagne en clarté là où elle s’enfonce dans des ténèbres si épaisses qu’elle échappe à toute forme de considération logique. Une langue peut être riche de sa simplicité comme un tableau peut-être profond sans être surchargé par des détails inutiles. »

« Quant à moi, mon cas est désespéré. D’ailleurs, j’y ai en partie renoncé : j’écris comme je le sens, et je laisse à d’autres le soin de corriger mes innombrables et outrancières erreurs. »

 

Voilà, tout est dit, et bien dit !

Vous savez désormais pourquoi il est utile, voire indispensable, de se munir de l’adresse d’une bonne correctrice, tout autant que d’un bon dictionnaire.

Je vous dis donc : à bientôt !

 


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